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[t554] DE LA VILLE DE PARIS. 333
DCXXXV. ----- DeLIRERATION POUR LES DENIERS COMMUNGS ET AUTRES AFFAIRES.
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19 septembre i
Du xixe jour de Septembre v° liiii.
En Assemblée, le jour d'huy faille en l'Ostelde la Ville de Paris, de Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville, pour oyr la lecture des Lettres du Roy envoyées à lad.Ville portant reglement des eslections des Prevost des Marchans et Eschevins de lad.Ville'1', et pour autres affaires de grande importance qui requeroientle conseil et advis desd. srs Conseillers, sont comparuz à lad. Assemblée, c'est assavoir :
monsr de Livre, Prevost des Marchans;
mess"Le Sueur, Dessoulfour, Pellerin : Eschevins;
mons' le president de Thou, mons' le president Luillier, mons' de Charmeau m6 des Comptes, mons' Hennequin ra' des Comptes, mons' le Lieutenant particulier, mons' de Jumeauville, mons' me Thomas de Bragelongne, mons' Vivyen secrelere du Roy, sire Denis Berthelemy, sire Jehan Croquet, me Philippes Le Lievre, mons'de Courlay secrelere du Roy, mons' Larcher : Conseillers de lad. Ville.
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i. (Fol. 102 v°.)
par ce qu'il avoit la resignation de l'office d'un marchant, luy qui est officier du Roy faisant le xiiii6, combien qu'il y doibve avoir dix officiers du Roy par l'Edict seullement; que led. s' president feist responce que l'Edict non publié n'obligeoit point;
"Requerant par led.Pellerin à nous, Prevost et Eschevins, qu'il nous pleust recevoir la resignation qu'il faisoit en noz mains de son estat de Quartenier en faveur de Loys Pellerin son filz; que nous n'estions par l'Edict contrainctz ne tenuz reffuzer telles resignations, et n'estoit noslre puissance limittée.
"Quoy que soit, il optoit l'Echevinage, nous remonstrant que tous Conseillers de Ville en semblable ont esté receuz et quasi lous Quarteniers; que ce seroit luy faire injure de le reffuzer en chose favorable comme de pere à filz; que depuis mesmes le jour de la receplion dud. Paluau en l'estat de Conseiller de lad.Ville, auroit esté faitte Ordonnance en lad. Ville que l'on ne feroit plus de difficulté de recevoir resignations de^pere à filz, frere à frere, d'oncle à nepveu '2' ; et aussi que tous resignans sont receuz, quelques malades qu'ilz soient, pourveu qu'ilz puissent de leur pied aller faire les resignations en l'Ostel de la Ville; à toutes lesquelles resignations, mesmement à la presente, les Conseillers de Ville n'ont que voir, n
Après avoir oy les remonstrances et réquisitoire dudict Pellerin, a esle ordonné quil se retireroit; et luy retiré, après avoir entendu lesd, remonstrances, a esté mandé led. Pellerin,.et luy a esté demandé par led. s' Prevost des Marchans lequel il il voulloit opter de sond, estat de Eschevin ou de Quartenier.
A dict qu'il optoit led. Eschevinage, à la charge de le recevoir à resigner son estat de Quartenier en la faveur de son filz; et sur ce, a esté encores faict retirer led. Pellerin.
La matiere mise en deliberation et la conclusion prinse en icelle Assemblée, a esté remandé led. Pellerin, et luy a esté dict et prononcé par led. s' Prevost des Marchans : que la conclusion delad. Assemblée estoit et est que la Compaignée a deliberé ct conclud qu'il optera simplement; et, ce faict, sera
relatif à l'élection du 16 août suivant : ci-dessus page 3a8.
n faite en sa faveur par son frère Claude ; ci-dessus art. DCXVII.
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Après lecture faitte des Lettres du Roy et délibéra (sic) parla Compaignée sur icelles et autres affaires, maistre Pierre Pellerin, Eschevin de lad.Ville, a dict el remonstré que :
Remonstrances de mc Pierre Pellerin. "Le xvi6 jour d'Aoust dernier passé, suyvant l'ancienne Ordonnance de lad. Ville, auroit esté procedé à l'eslection d'ung Prevost des Marchans et deux Eschevins au lieu de ceulx qui avoient faict leur temps; et que pour Eschevin il avoit esté esleu à la pluralité des voix, sans ce que pour lors Mons' le president de Thou, encores Prevost, ny autre, eust faict aucune mention dud. Edict, mais quc à la reception faire par devant Monseigneur le Cardinal de Bourbon auroit esté mys en avant led. Edict; ti quoy led. Pellerin auroit respondu qu'i ne luy povoit prejudicier, attendu qu'il n'en aparoissoit et qu'il n'estoit publié, et que au semblable il auroit esté adverti que, à la reception failtc de me JehanPaluau, aussi Eschevin, à son office de Conseiller de Ville, auquel il ne povoit estre receu par icelluy Edict,
O Edit de mai 1554, dontla teneur est visée dans le documenl (2) Jean Paluau fut élu Conseiller le 9 août 1554, par résignatl
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